Après avoir posé ses émotions dans « Jean-Louis » en janvier, interrogé le pouvoir avec « Politisyen » en mars, puis mis des mots sur la souffrance à travers « Douleur » en juin, FECAT’JY referme cette série de confidences avec « Létèwnité », porté par les rythmes chaloupés du Shatta. Ici, pas de bijoux ni de belles carrosseries pour impressionner : l’artiste rappelle que la richesse véritable loge dans le cœur et dans les gestes de solidarité, loin des apparences et de la course effrénée vers le matériel. Ce titre, c’est aussi l’occasion de dire non à la guerre, non à la violence et oui à la paix et à l’amour…

Elle chante « Moun ka goumé pou tè, ka vini ènmi, alos kè yo kay anba tè », un vers en créole qui résonne comme un rappel funeste sur la vanité des conflits terrestres. Tourné aux Antilles, entre les tombes d’un cimetière créole et les paysages de la nature environnante, le clip illustre à sa manière cette parenthèse fragile qu’est l’existence humaine, entre drames du quotidien et scènes empreintes de gravité. Une proposition visuelle présentée par This is Riviera.

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« Moun ka goumé pou tè, ka vini ènmi, alos kè yo kay anba tè » FECAT’JY

FECAT'JY - Létèwnité    (Clip officiel)

FECAT’JY, une voix qui dépasse le dancefloor

Icône montante des sonorités antillaises, FECAT’JY cumule aujourd’hui plus de 100 000 auditeurs mensuels sur Spotify, un chiffre qui témoigne de l’ampleur prise par son buzz initial. Le titre « Toutouni », qui a été repris en remix shatta par Mikado, avait embrasé les réseaux sociaux jusqu’à faire danser des personnalités lors de dîners officiels. Mais sous les paillettes de l’ambianceuse se cache une plume engagée : à travers « Féminicide », « Violeurs » ou encore « Pa touché », elle dénonce les violences faites aux femmes, l’inceste et la pédocriminalité, tandis que « Pa ni dlo » pointe la crise de l’eau qui frappe les Antilles et « Politisyen » les promesses non tenues des dirigeants, alors que « Douleur » parle de la mémoire traumatique due à des violences sexuelles.

D’ailleurs, son engagement va encore plus loin avec son association « Inceste et pédocriminalité plus jamais cela » qui lutte contre les violences faites aux enfants, et en particulier les violences sexuelles. « Ces dernières constituent l’une des atteintes les plus graves de la dignité humaine » nous confie-t-elle avec conviction…

Son album « VIV POU-W TOUSÈL » prône quant à lui l’amour-propre face au regard des autres. Entre shatta endiablé et textes poignants, FECAT’JY trace une route singulière, et This is Riviera compte bien rester aux premières loges de la suite.

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Passionnée de rédaction musicale, je suis persuadée que la musique est ce lien universel qui rassemble tout le monde. Pleine de curiosité, avec ma plume sincère, je fais découvrir des talents émergents, toujours avec un zeste de fraîcheur et de profondeur.

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