Après avoir dévoilé « Tous des influenceurs », single qui décortique avec ironie notre époque obsédée par l’image et la reconnaissance en ligne, Frank Dallas a accepté de répondre aux questions de This is Riviera. L’occasion pour l’artiste de revenir en toute franchise sur son rapport aux réseaux sociaux, sur la place grandissante de l’intelligence artificielle dans son processus créatif, ainsi que sur son parcours personnel. Il évoque également son label Supaleague Records, qu’il dirige avec la volonté d’accompagner de jeunes talents, et se livre sur ses forces, ses doutes et ses ambitions pour l’année à venir. Un échange sincère, entre autodérision et projets d’avenir, à retrouver ci-dessous.

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Salut Frank et merci de nous accorder cette interview. Raconte-nous, qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ce titre « Tous des influenceurs » ?

F.D. : Ben, simplement parce que si je regarde autour, on est tous devenus des influenceurs ou on veut le devenir, et même ceux qui disent qu’ils ne le sont pas, je les vois faire des posts pour vendre quelque chose.

Frank Dallas - Tous des influenceurs (Vidéoclip Officiel)

En tant qu’artiste, est-ce que les réseaux sociaux c’est quelque chose que tu vois d’un bon œil ? Est-ce un outil qui t’aide pour te faire connaître ?

F.D. : Absolument, j’adore les réseaux sociaux, c’est une bonne façon de se faire connaître auprès des fans, mais comme je l’explique un peu dans la chanson, il y a un côté négatif à tout ça : ce sont les gens qui regardent et se disent « moi aussi je veux cette vie-là », alors que dans plusieurs cas, ce n’est que du faux et du montage bien cadré. Donc les médias sociaux oui, mais il ne faut pas abuser du scrolling et surtout prendre ça au deuxième degré, parce que sinon, pour le petit peuple, c’est la dépression assurée.

D’ailleurs, quel est ton réseau social préféré ?

F.D. : Instagram.

Tu es de Montréal, et pourtant, tu vis désormais à Chambly. Pourquoi as-tu choisi de bouger ?

F.D. : Rectification : je suis de Sainte-Julie, une petite ville sur la rive sud de Montréal. On pense que je suis de Montréal parce qu’en fait j’y ai habité pendant presque 15 ans, et depuis 2016 je suis revenu sur la rive sud. Je suis maintenant propriétaire de ma maison à Chambly depuis 5 ans, avec ma femme et ma fille de 4 ans.

C’est quoi ton avis sur l’arrivée de l’IA dans le monde de la musique ? Tu trouves ça cool ou plutôt dangereux ?

F.D. : J’adore l’IA, personnellement je m’en sers efficacement. Ce que je veux dire, c’est que l’IA m’aide parfois à trouver des mélodies, comme je fais à 80 % rejouer mes guitares, basses et batteries par des musiciens ou même par moi-même, parfois (je joue de la guitare depuis maintenant 2 ans). Ça devient intéressant pour la composition en avant-plan, pour donner une idée du vibe que je recherche au musicien.

On a vu que tu avais ton propre label Supaleague Records. Quel est le but premier de cette structure ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de le créer ?

F.D. : En fait, j’ai toujours aimé le côté business de la musique. Au départ, je lançais le label pour donner un côté pro à ma structure, mais le temps a fait les choses et j’ai d’ailleurs signé mon premier artiste officiel, K Forte, qui chante un style R’n’B old school, et son premier single « Put You On » sera disponible le 2 octobre sur toutes les plateformes.

D’ailleurs, si des petits artistes cherchent un label, est-ce qu’ils peuvent te contacter ?

F.D. : Absolument, je fais de l’accompagnement d’artistes, des plans de promo sur les réseaux sociaux, etc. J’ai développé des compétences pour faire des reels et effectuer le montage vidéo, réaliser des plans de sortie, des envois aux radios, etc. Je peux offrir du clé en main ou intervenir à une étape précise du cheminement de l’artiste.

Retrouvez Supaleague Records sur Instagram et Facebook.

Ta plus grande qualité en tant qu’artiste ? Et ton plus grand défaut aussi !

F.D. : Ma plus grande qualité, je dirais mon ouverture d’esprit, et mon plus grand défaut : je suis trop dur avec moi-même, trop critique. Plusieurs morceaux ne sont pas sortis à cause de ça, mais je prévois sortir en 2027 « Frank Dallas Lost Tape », donc mettre l’orgueil de côté et envoyer les morceaux qui ne sont jamais sortis.

Quels sont tes objectifs pour 2027 ?

F.D. : Avoir mon premier disque d’or, rien de moins. Sinon, continuer à développer mon style et sortir des chansons chaque mois, ce qui est souvent difficile pour un artiste indépendant. Et continuer à faire évoluer mon label, avec peut-être de nouvelles signatures.

Pour finir, si tu avais un message à faire passer à tes fans et aux gens qui te découvrent aujourd’hui, ça serait quoi ?

F.D. : Soyez patients quand il s’agit de vos rêves. J’ai réalisé mon rêve de sortir un album à 39 ans, et depuis, plein de belles choses arrivent. J’ai maintenant une super équipe avec qui je travaille : directeur musical, coach vocal, etc.

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Rejoindre Franck Dallas sur les réseaux…

Passionnée de rédaction musicale, je suis persuadée que la musique est ce lien universel qui rassemble tout le monde. Pleine de curiosité, avec ma plume sincère, je fais découvrir des talents émergents, toujours avec un zeste de fraîcheur et de profondeur.

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