Chemises repassées de l’Élysée d’un côté, trottoirs oubliés de l’autre : avec « À la ville… proche du bidonville », JC de MTL dresse le portrait d’une métropole à deux vitesses avec une verve goguenarde et un brin désabusée. Cette chanson alternative à texte balade l’auditeur entre une télévision qui maquille la réalité, des quartiers où la précarité côtoie les privilèges et une indifférence qui s’installe dans les murs. Le ton est satirique, la tendresse perce sous l’ironie, et un sourire en coin traverse chaque couplet, comme dans cette phrase qui reste en tête : « Dans l’métro fait souvent très chaud ». Le clip officiel prolonge cette humeur contestataire en plongeant l’artiste au cœur de la ville, face à ses contrastes, et donne furieusement envie d’appuyer sur lecture. This is Riviera vous invite à pousser la porte de cet univers aussi mordant que stylé.
« Dans l’métro fait souvent très chaud » JC de MTL
Une pleine lune, un clip : JC de MTL et l’IA main dans la main
Le projet est né d’un élan vital qui, selon ses propres mots, l’a « fessé dans l’dash » au retour d’Inde en mai, alors qu’il n’avait jamais prévu de ressortir ses chansons. Pour JC de MTL, la création, la musique et l’écriture forment un ADN longtemps mis entre parenthèses par la vie de famille et l’immigration, jusqu’à ce que le retour à soi s’impose de lui-même. À 58 ans, cette carrière en retard devient un maintenant ou jamais assumé, avec une priorité : se reconnaître dans ce qu’il fait. Passé par les Arts appliqués à l’ENSAAMA, installé au Québec depuis bientôt trente ans, consultant en informatique, adepte du zen et de la vipassana, professeur de yoga et père de deux enfants, l’auteur-compositeur-interprète montréalais navigue entre pop, jazz, rock, blues, funk et absurde, en français comme en anglais. Son regard sur l’intelligence artificielle est lumineux : le cerveau reste humain, et l’IA aide à concrétiser les idées.

Quand elle part de ses enregistrements et suit son audio original de près, le gain sur le mixage et l’orchestration est spectaculaire, comme pour ce titre retravaillé avec l’IA sorti d’abord dans sa version home studio en 1996 « Apocalypse », notre coup de cœur, à écouter aussi avec « Cannot Swim! ». Un nouveau titre paraît à chaque pleine lune, un rythme qui laisse chaque chanson vivre avant la suivante. Le prochain, « Pas la peine », le 24 novembre, emmène à Rio avec trois musiciens nés de l’IA, entre guitare nylon, Rhodes, basse et percussions, pour un air de Brésil à la française sur le lâcher-prise, à pré-sauvegarder dès maintenant.

Suivront « Léger léger », invitation à poser le fardeau en décembre, puis « La balade du clone » le 25 décembre, chanson absurde sur l’envie de déléguer sa propre vie, pendant que le clip du Nouvel An se termine. Deux autres clips sont déjà sur YouTube, et le style change au gré des chansons : presque rock, pop, reggae, disco-funk, avec deux titres en anglais en préparation. Dans ses clips, il joue des personnages comme un acteur de cinéma. Gardez l’oreille tendue vers JC de MTL, la prochaine lune s’annonce ensoleillée.
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