Avec « #OhNanana », Le Mew pose sa voix mélodieuse sur une instru aux influences funk brésilien, et laisse filer ses vérités sur les amours ratées et les illusions de quartier. Le rappeur marseillais dresse le portrait d’un territoire où l’on grandit vite, où l’argent devient une obsession et où la confiance se mérite après avoir été trahie par des visages qu’on croyait sincères. Le morceau distille une mélancolie assumée, celle d’un cœur resté sans réponse, résumée dans une confidence lâchée avec calme : « On se taille et les autres restent là ». Le clip, réalisé par Le Mew lui-même, transporte l’auditeur sous le soleil du littoral, entre bord de mer et rassemblement de motos aux figures spectaculaires, une parenthèse estivale à découvrir sans attendre sur This is Riviera.
« J’ai des poto qui dansent sur la moto comme quand la petite fait du Shatta » Le Mew
Le Mew, le visage masqué qui trace sa route
Impossible de résumer Le Mew à un simple visage puisqu’il a justement choisi de le dissimuler, préférant laisser parler son écriture et son sens de la mélodie plutôt que son image. Ce mystère cultivé est devenu sa signature, un supplément de curiosité autour d’un artiste qui affine son univers morceau après morceau. Avant « #OhNanana », il avait déjà posé les bases de son style avec « Vivre », « La crise » et « Noche », des titres qui témoignent d’une plume sincère et d’une maturité certaine chez ce jeune talent marseillais. La suite s’annonce prometteuse, avec de nouveaux projets en préparation qui devraient confirmer la place de Le Mew parmi les voix montantes de la scène. Une chose est sûre : on n’a pas fini d’entendre parler de Le Mew.
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