Avant même que le mot rap n’existe, il y avait une fête, un quartier, une femme qui a tout déclenché. Meur Gui ravive cette mémoire avec « Cindy Campbell », single phare extrait de « Les Origines 1973 – Partie 1 », son nouveau projet porté par le label Ouais Ouais Gros 59. Le morceau rend hommage à Cindy Campbell, sœur du légendaire DJ Kool Herc et véritable pionnière derrière la soirée fondatrice du 11 août 1973 au 1520 Sedgwick Avenue, dans le Bronx. Posé sur une rythmique boom-bap old school, le texte assume pleinement son héritage, porté par une ligne qui résume l’esprit du titre : « Le vinyle tourne jusqu’au bout de la nuit ». Le clip, disponible depuis ce 11 août à 18h, plonge l’auditeur entre graffitis urbains, paysage marin et images d’archives, une mise en scène pensée pour prolonger l’immersion jusqu’à l’écran. Une proposition à découvrir sans attendre, présentée par This is Riviera.
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« Le vinyle tourne jusqu’au bout de la nuit » Meur Gui
Cinq chapitres pour raconter une culture
La Partie 1 de « Les Origines 1973 » est désormais disponible, une fresque pensée en cinq temps qui remonte aux sources du mouvement. « L’époque du Boom Bap » célèbre le son brut des années 90, entre beats lourds, scratch et flow authentique, pour ramener l’auditeur à l’essence même du Hip-Hop de cette décennie. « L’âge d’or » prend ensuite le relais avec un voyage nostalgique et documenté sur l’arrivée et l’éclosion du rap en France dans les années 80, retraçant l’histoire des pionniers qui ont importé cette culture dans l’Hexagone. Le ton se fait plus grave sur « Malcolm X », morceau engagé et percutant inspiré des combats de la figure historique, qui apporte une dimension politique et sociale à l’ensemble. Le titre éponyme « Les Origines » vient enfin remettre les pendules à l’heure, rappelant aux jeunes générations les vraies valeurs et le respect dû à ce mouvement et à ceux qui l’ont façonné.
Un interlude fait le pont entre les morceaux, renforçant l’ambiance immersive et le concept global de l’album, avant qu’un épilogue ne vienne refermer ce premier chapitre tout en posant les bases de la suite. Une démarche peu commune dans le paysage actuel, où l’exigence de fond se conjugue avec un vrai sens du récit. Un nom à ne pas perdre de vue dans les mois à venir : Meur Gui.
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