Il y a des artistes qui font de la musique. Et puis il y a ceux qui font quelque chose de plus rare : ils te donnent envie de vivre différemment. Olivier Loin appartient clairement à la deuxième catégorie. Auteur, compositeur et interprète originaire de Tournai, en Belgique, cet homme-là a décidé depuis longtemps que la routine n’était pas une fatalité — et il le prouve titre après titre.
Un parcours qui ne doit rien au hasard
Avant d’être l’artiste qu’il est aujourd’hui, Olivier Loin a fait ses classes à l’ancienne : la scène, les salles de spectacle, les événements en plein air. Il monte pour la première fois sur les planches en 2017 et ne s’arrêtera plus. On le retrouve rapidement sur des événements d’une autre dimension — Viva For Life, le Tour de France — des plateformes qui ne pardonnent pas les approximations et qui forgent les vrais artistes.
Ses influences disent beaucoup de lui : Charles Aznavour, Pierre Rapsat, Renaud, Calogéro. Des noms qui ont en commun une chose essentielle — ils ont tous su marier la profondeur des textes à une accessibilité immédiate. Olivier Loin a visiblement retenu la leçon.

« Flagrant Désir » : le décollage
En 2022, son premier album studio sort et frappe fort. Plus de 1 000 exemplaires écoulés, le titre phare « Autorision » diffusé sur les radios de Belgique, de France, de Suisse et même jusqu’au Canada. Les médias Vivacité, Sud Radio et No Télé lui ouvrent leurs antennes. La presse écrite — L’Avenir, Nord-Éclair, Sud Presse — salue le travail. Et cerise sur le gâteau : la distinction ART & VIE, qui récompense les artistes francophones de la région Wallonie-Bruxelles, vient valider officiellement ce que le public avait déjà compris.
En 2024, il remet le couvert avec « Live en continu », et pousse encore plus loin son travail d’écriture en participant à l’atelier d’Astafort de Francis Cabrel. Pour affiner sa plume auprès d’un monument de la chanson française, il faut avoir une sacrée ambition — et une sacrée humilité. Olivier Loin a les deux.
« Folie » : l’été en trois minutes trente
Son dernier titre, sorti en mai 2026, est peut-être son coup de maître jusqu’ici. « Folie » ne se prend pas la tête et c’est exactement pour ça qu’il touche juste. Aller en Angleterre en cerf-volant, danser la polka dans les flaques d’eau, faire la conversation aux mésanges — autant d’images loufoques et solaires que l’artiste convoque pour dresser le portrait d’une femme libre qui croque la vie à pleines dents, sans demander la permission à personne.
La production est moderne, rythmée, calibrée pour l’été et pour les oreillettes du métro en même temps. Le clip, réalisé par Damien François, prolonge parfaitement l’énergie du morceau : une jeune femme aux cheveux rose et blond déambule dans des rues commerçantes et un parc fleuri, accompagnée à la guitare par Olivier Loin lui-même, avec la complicité de la chorégraphe Héloïse Noël. Le tout dégage une joie de vivre communicative et rare — le genre de vidéo qu’on regarde une fois et qu’on recommence.
La suite s’annonce grande
Ce qui rend Olivier Loin particulièrement intéressant à suivre, c’est qu’il n’est clairement pas au bout de son histoire. Un nouvel album studio est actuellement en préparation, avec une sortie attendue pour mi-2027. Pour quelqu’un qui a déjà posé des jalons aussi solides en moins de dix ans de carrière, la suite a tout pour être ambitieuse.
À une époque où la musique française cherche parfois ses repères, Olivier Loin rappelle discrètement mais efficacement que la chanson peut encore être populaire sans être vide, festive sans être superficielle. Un nom à garder dans un coin de la tête — il risque de revenir souvent dans les prochains mois.
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